Vendredi 12 aout, 0h01 – « Guest stars »
Le rythme n’est clairement plus le même depuis l’arrivée de nos nouveaux colocataires. A peine trois jours qu’ils sont là, trois soirées dehors, des bières à foison, et des nuits malheureusement trop courtes. Scénario type : sortir du travail a 19 heures parce qu’il faudra bien rédiger ce rapport un jour ou l’autre, aller directement au White Hart, boire, manger, rentrer, vérifier ses mails (geek un jour…) se coucher, implorer mon portable pour qu’il s’arrête de sonner parce qu’on a quasiment pas dormi, être à la bourre, commencer la journée par un café. Et recommencer. Ca ne ressemble en rien a ce qu’on a vécu depuis que l’on est ici (sauf la phase « implorer mon portable pour qu’il s’arrête de sonner parce qu’on a quasiment pas dormi, être à la bourre, commencer la journée par un café »), ça n’a plus la même saveur… mais ce n’est pas plus mal. J’ai bu, mais pas trop, trois de mes colocataires sont scotchés sur l’écran d’un des (cinq) portables et regardent la fin d’un film que j’ai beaucoup envie de voir (L’effet papillon), ça sent le spoiler mais pas trop. J’ai l’esprit un peu embrumé, je vois que le séjour est en désordre, un air de guitare flotte dans l’appart… et les mots ne me viennent pas. Aucun lien avec cette soirée, mais j’entends dire par ci par là qu’on aime bien mon blog, que c’est bien écrit. Ca fait forcément plaisir, parce qu’avant ce blog, je crois que personne n’a jamais lu ce que j’ai écrit. Si le fait que ça plaise est une chose, réussir un concours d’entrée à une école de journalisme en est une autre. Aujourd’hui, mon plan c’est d’essayer de rédiger des « trucs sérieux » pour qu’on me prenne au sérieux justement, montrer qu’écrire n’est plus un hobby, mais un truc qui pourrait me faire gagner ma vie (ouhla minute papillon*). Parler d’autre chose que de ce qui se passe devant la camionnette, même si ce soir on a appris que l’on pouvait payer ses frites autrement qu’avec de l’argent, si on est une fille et que l’on dispose d’arguments suffisament convaincants. Trois de mes colocataires pourront témoigner.
Y’a pas de justice moi j’dis.
PS : nouveau colocataire, nouveau blog. C’est par là.


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