fradarak.

Monday, July 18, 2005

Dimanche 17 juillet, 21h40 – « Reprendre le dessus »

Mes envies de retour en France se sont calmées. Pas grand-chose d’intéressant cette semaine. Mon entreprise a décidé d’agrandir ses locaux, nouveaux bureaux, nouveaux aménagements sur deux étages, la totale. Si seulement il y avait une petite place pour moi… Bin oui, quitte à rester, autant avoir un travail qui soit le plus intéressant possible. Je ne leur ai toujours pas dit que j’avais l’intention de rester ici, et je n’ai aucune idée de la manière dont je vais leur dire. « Just wanted to let you know that I’ll be staying in Bristol for 6 more months, to find a job or stuff like that. It’d be great if you could hire me. Cheers. Fred. » Par e-mail, bien entendu. Je passe aussi pas mal de temps à ripper les cd qui se trouvent près de la chaîne hi fi direct sur mon iPod (« The magic numbers », du groupe du même nom, est excellent). Jeudi, on décide de sortir, un premier pub, puis l’Elbow Room, ça devient une habitude. Pas moins de six shooters chacun. J’encaisse de mieux en mieux, pour preuve ma sortie de l’établissement sans l’intervention du videur, et la résistance à l’appel de la camionnette. D’autre part, c’est pendant cette soirée que j’ai peut être perdu ma carte d’identité. Je me mets à flipper pendant quelques heures, avant de me rappeler que je l’ai sûrement laissée dans la photocopieuse. J’irai vérifier demain, en espérant vraiment qu’elle y soit encore. Parce que si elle n’y est pas, ça craint. Parce que sans carte d’identité, impossible de revenir en France… pour en faire refaire une nouvelle. Une sorte de cercle vicieux. Je serais alors bloqué ici. Je me ferais faire une carte d’identité anglaise, obtiendrais un numéro de sécurité sociale, ouvrirais un compte bancaire, me mettrais a porter des polos rose et des lunettes de soleil même lorsque le soleil est à peine visible, porterais les écouteurs de mon iPod à l’envers, et m’offrirais une Mini Cooper S. Un début de ce que je devrais faire, en fait. Ou de ce que j’aimerais faire, secrètement… Je me suis réconcilié avec mon banquier, que je n’ai pas rappelé après avoir écouté le message qu’il m’a laissé sur mon portable, me demandant comment j’allais faire pour mettre fin à ce découvert qui dure depuis 39 jours. Je sais pas trop comment, mais j’ai réussi. Alors il doit être content. Moi aussi. Et ça tombe bien, je peux maintenant me permettre des folies au Pound World. Deux bouteilles de gel douche, deux bouteilles de solution buccale, un plat à lasagnes, dix éponges, un rouleur, une peluche éléphant, le tout pour £6. La Mini Cooper S, ce sera pour plus tard.

Beaucoup plus tard.

Sunday, July 10, 2005

Dimanche 10 juillet, 23h49 – « B**ch »

C’est maintenant quasiment décidé, je vais rester ici encore quelques temps après mon stage. Pour travailler. L’université ne me tente plus trop. Mais en fait, je pense que c’est surtout parce que je ne sais pas quoi étudier que je n’ai pas envie de retourner sur les bancs pour apprendre. Alors voila, je vais essayer de me trouver un travail à partir du mois de septembre. Pas besoin qu’il soit en relation avec ce que je sais faire, j’ai juste besoin de pouvoir payer mon loyer, et de continuer a vivre – entendez par là manger et boire. Donc en gros, presque n’importe quel travail conviendrait. Ca a l’air facile, mais je devrais commencer à chercher maintenant. Weekend en mode déphasé : levés samedi en début d’après midi, on ne fait rien jusqu’au soir, ou l’on se bouge les fesses jusqu’au Tesco pour faire les courses. On mange des (super-trop-bon-qui-arrachent) faladel devant des feux d’artifice qui semblent venir du parc en haut de Whiteladies Road. Un dvd et hop, au pieu. Réveil en douceur dans un appartement baigné de lumière, j’émerge vers midi, je fais à manger. On décide de passer l’après midi à la plage (d’où le titre). La marée est trop basse pour qu’on puisse se baigner, voire même se mouiller les pieds. On se pose sur le sable, je lis, les autres dorment et marchent sur la plage. On aimerait bien attirer l’attention des jeunes filles allongées à notre droite (d’où le titre). Rien n’y fait, mais cette petite sortie nous aura fait du bien. Une sorte d’avant-goût de vacances… Demain, dixième semaine de stage. Jon est de retour, je ne pourrai plus squatter son G5 bi-processeur et son écran plat 23’. Damn.

A tous ceux qui sont en vacances : profitez-en bien…

Thursday, July 07, 2005

Jeudi 7 juillet, 14h26 – « London »

Devant mon pc en train d’actualiser les pages de news a propos de ce qui se passe, je me sens profondément impuissant, con et superficiel. Rien d’autre à ajouter.

Toutes mes pensées aux personnes touchées de près ou de loin par ces évènements…

Sunday, July 03, 2005

Dimanche 3 juillet, 01h48 – « Clubbing @ Bristol »

Vendredi, l’effectif 3sixty était réduit de moitié, on n’était que trois dans le bureau. Chris et Jon étaient à l’extérieur toute la matinée et en réunion l’après midi. Quand d’un coup, Chris sort de la salle de réunion avec un téléphone à la main et dit ‘We got it !’, l’air heureux. Je ne comprends pas trop, mais tout le monde a l’air content. Pour fêter ça, on va même boire un verre au Pam Pam. Résultat, deux pintes en une demie heure, mais je rentre sans trop de difficultés. Seulement, sans rien demander, des bières viennent jusqu’à notre appartement (merci Fred, si jamais tu passes par là). Bon ben euh… On sort après en avoir bu quelques unes, et c’est en déambulant dans les rues de Bristol que l’on se dit : en fait, on pourrait entrer en boite, nous aussi. Jugement peut être (sûrement, même) faussé par les bières. Parce que ce soir, on a retenté l’expérience. Et si a cette heure-ci je suis la pour en parler, c’est que je suis a l’appart, avec mon portable sur les cuisses, dans le fauteuil du salon en train de mater le concert du Live Aid, sans le son. Et donc pas dehors. Début de soirée, photoshop, frites steak, bières. On se dit qu’il faudrait être dehors à 23h. Il est encore trop tôt pour sortir, on décide (enfin ils décident) d’aller louer un dvd. Faut s’inscrire, prouver que l’on n’habite pas trop loin, avoir une carte d’étudiant. Retour à la case départ, photoshop, bières. La motivation est un peu retombée, on évoque même la possibilité de ne pas sortir ce soir. Allez, motivation, viens à nous. On s’habille « « bien » » , et on sort, un peu après minuit. Argh, trop de choix dans les boites à visiter, on ne sait pas laquelle choisir. Pas vraiment décidés à investir un lieu, on déblatère sur les gens que l’on croise : tous habillés pareil, tous coiffés de la même manière. Un polo près du corps, un jean délavé, des Schmoove (ça se voit), une coupe de cheveux à la David Beckham. Par contre, les filles sont jolies (en particulier toi, devant le musée, qui a remarqué que l’on était français). On fait plusieurs fois le tour, on ne sait toujours pas, mais en fait, je ne sais pas trop ce que l’on cherche. Après une heure de marche, on finira par se poser devant la camionnette. Ces bancs, c’est un peu comme notre squat, notre QG.

N’est pas clubber qui veut.